samedi 30 juin 2018

Troisième humanité - Bernard Werber


Troisième humanité, première de couverture
Encore un Werber... le dernier? J'avoue j'en suis lasse. Toujours les mêmes thèmes qui reviennent et comme j'avais déjà lu les Micro humains du même auteur (qui est le tome 2 de cette saga, troisième humanité étant le premier tome), je n'ai pas eu droit à la decouverte de l'univers ni des personnages en bonus. J'ai vraiment eu la sensation d'avoir déjà lu ce bouquin ce qui est peut être vrai (je ne le saurai jamais car il n'est pas dans la liste sur ce site). Donc un peu blasée, je consomme du Werber comme de la junk food là c'est pas bon. Et je crois que je ne vais même pas me fatiguer à écrire un résumé perso, celui-ci me semble parfait.

dimanche 27 mai 2018

Carbone modifié - Richard Morgan

Richard Morgan Carbone modifié, première de couverture On m'a parlé en bien de la série, je suis tombée par hasard sur le bouquin à la médiathèque. Un hasard heureux.
Takeshi Kovacs est un diplo : un gars qui a bossé dans les corps diplomatiques, sorte de garde rapprochée d'élite / "mercenaire officiel". Il vit dans un monde où l'homme a colonisé plusieurs planètes. Où l'on peut, moyennant finance, se faire ré-envelopper : on prend la pile corticale qui contient la personnalité et les souvenirs de l'humain et on peut réinjecter ça dans un nouveau corps (clone ou différent avec options d'améliorations physiques et chimiques appelées neurachem).
L'histoire débute quand Takeshi se fait ré-envelopper. Il va devoir enquêter sur le meurtre de Laurens Bancroft sur une planète dont il ignore encore la culture. Ce dernier est un math (pour mathusalem), comprendre un type qui a plein de tunes et qui vit depuis une période indécente.
En plus de dépeindre un monde cyberpunk prolifique en idées, l'auteur arrive à nous surprendre lors de l'enquête riche en rebondissements. Des critiques sont aussi faites sur la société actuelle (prostitution, mafia, pouvoir de l'argent, politique...) et des questions philosophiques y sont levées (appréhension de soi, décorrélation âge/physique...).
J'ai adoré le concept génial d'empatine ainsi que l'IA du Hendrix.
Deux citations pour finir :
"- si tu sais tout, pourquoi en parler? - parfois, extérioriser aide. Même quand on se confie à quelqu'un d'autre, c'est à soi qu'on s'adresse. L'autre n'est qu'une caisse de résonance."
"De la même façon qu’un sextant primitif fonctionne suivant l’illusion que le Soleil et les étoiles tournent autour de notre planète, nos sens nous donnent l’illusion de la stabilité dans l’univers et nous l’acceptons, parce que sans cette illusion, rien ne peut être accompli.
..............
Malgré tous nos efforts, en tant que civilisation, ou individus, l’univers n’est pas stable, comme n’importe quelle forme vivante en son sein. Les étoiles se consument, l’univers lui-même se déploie… nous sommes composés de matière en mouvement constant. Nous sommes des colonies de cellules en alliance temporaire, se reproduisant et se dégradant, nous sommes un nuage incandescent d’impulsions électriques et de codes mémoire précairement gravés sur du carbone. C’est la réalité. C’est ça, la connaissance de soi, et cette perception peut bien sûr donner le vertige."

samedi 24 mars 2018

Le pouvoir - Naomi Alderman

Naomi Alderman Le pouvoir, première de couverture Ce livre commence par l'apparition de phénomènes étranges, à la même période, aux 4 coins du monde. Ces phénomènes concernent uniquement les femmes.
Au fil de l'histoire, les femmes découvrent qu'elles détiennent un pouvoir. Celui de produire puis d'envoyer des décharges électriques plus ou moins grandes.
On assiste alors à une évolution du rapport de force femme/homme avec tout ce qui peut en découler (abus, délits, religion, politique...). Avec de grands pouvoirs viennent de grandes responsabilités (principe de spiderman), est ce que les femmes seront à la hauteur de celles-ci? Quelle nouvelle place l'homme pourra-t-il prendre dans la société? Un roman qui interroge... les conséquences du pouvoir décrites par Naomi me semblent grosso modo assez réalistes (si l'on évacue la partie religieuse qui m'a semblée too much).

jeudi 14 décembre 2017

L'échiquier du mal (1 & 2) - Dan Simmons

Dan Simmons L'échiquier du mal, première de couverture Nous sommes peu de chose : rien que des pions manipulés sur un échiquier.
J'ai eu un peu de mal à démarrer ce diptyque, en effet : une alternance de récits soirée entre vieux copains/camps de concentration, ça déroute et ça ne vend pas du rêve! Mais dès le premier rebondissement (et il y en a un paquet) j'ai été happée et je n'ai plus pu m'arrêter... heureusement que j'avais le 2ème tome sous la main!
On découvre au fil du livre l'existence de vampires psychiques. On ne sait pas vraiment jusqu'où ils sont capables d'aller (concrètement et moralement) mais tout leur semble possible. Ce qui laisse à l'auteur l'occasion de nous surprendre. Que feriez vous, vous, si vous étiez tout puissant? Outre le scénario bien ficelé, l'auteur profite de ces pages pour décrire avec fidélité certains travers humains, poussés à leur paroxysme grâce aux pouvoirs des vampires psychiques. J'ai apprécié qu'il y ait de nombreux personnages. Et le suspens qui revient souvent mais jamais pour les mêmes raisons.

mardi 10 octobre 2017

Kirinyaga - Mike Resnick

Mike Resnick Kirinyaga, première de couverture J'avais demandé à un copain très branché SF un truc que je puisse lire en haché avec bébé. Maintenant je n'ai plus vraiment ces exigences car je peux lire d'une traite pas mal de choses mais ce bouquin tient cette promesse : une suite de nouvelles autonomes mais qui forment une continuité sur le même thème : la vie de Kénians au XXIIeme siècle. Sur Terre, le Kenya est devenu suroccidentalisé. En tout cas d'après Koriba, le mundumugu (sorcier) qui a monté comme projet d'aller habiter sur une planète terraformée du nom de Kirinyaga et de remettre au gout du jour les bonnes vieilles traditions kikuyus. Les colons qui le suivent sont pour ce conservatisme et les habitants nés sur place ne se rendent finalement plus vraiment compte de l'alternative possible à leur vie. Les journées de Koriba se ressemblent : prononcer des incantations pour guérir, faire tomber la pluie ou même punir (malédiction...), fabriquer des grigris. De même pour le reste de la population (travail pénible au champ). La seule voie d'éducation passe par les histoires moralistes que Koriba raconte aux enfants. Les livres et les ordinateurs sont interdits (sauf à Koriba). On se doute que parti sur ce principe, l'utopie est mal barrée :p J'ai été déçue du contenu vis à vis de l'enthousiasme de mon ami et des prix recus par ce livre. Par contre j'ai bien aimé comment chaque chapitre démonte l'utopie d'une certaine manière.

vendredi 8 septembre 2017

Snow Crash - Neal Stephenson

Neal Stephenson Snow Crash, première de couverture Hiro Protagoniste est le protagoniste de ce bouquin cyberpunk (non il n'y a pas d'erreur, oui c'est un peu lourd et je n'ai pas kiffé ce truc tout au long du bouquin, bref). Hiro est un livreur de pizza pour le compte de la mafia. IRL. Il a participé à la création d'un monde virtuel : le Métavers, où il est non seulement hackeur/programmeur mais aussi un samouraï reconnu. L'histoire commence quand Hiro apprend l'existence d'une nouvelle drogue : Snow Crash. Cette drogue va faire des dégâts dans son entourage et il va remonter sa piste virtuelle et réelle pour savoir comment en sortir. La livreuse (ici appelée kourière) Y.T. va se joindre à lui dans sa quête. Le livre contient des petites merveilles de personnages (tonton Enzo, Y.T., Lagos, Raven, Ng...) et de concepts (le boulevard dans le métavers, l'équipement de Y.T., les ratchos...).
On m'avait vraiment survendu le livre alors j'ai été déçue de la tournure sumérienne/religieuse qui apparaît en milieu de bouquin et occupe de + en + de place. Je ne m'attendais pas à ça. J'ai du mal avec les mélanges SF + retours dans le passé. Et déçue du comportement de Y.T. dès le milieu du bouquin jusqu'à la fin, mais qu'attendre d'une ado, au final c'est certainement réaliste et ca fait du bien d'être un peu surpris :) Mais au global c'est quand même un livre bien cool. Citation
"Il se demande soudain pourquoi elle parait toujours sur le qui-vive en sa présence. A l'université, il se disait que c'était parce qu'elle était impressionnée par son intellect, mais il sait maintenant depuis des années que c'est le dernier de ses soucis. Au Soleil Noir, il pensait que c'était une réserve typiquement féminine, qu'elle avait peur qu'il ne cherche qu'à la mettre dans son lit. Mais ça n'a rien à voir non plus. A cette heure tardive de sa carrière romantique, il est juste assez astucieux pour avoir pondu une autre théorie : elle fait attention à lui parce qu'elle l'aime bien. Elle l'aime malgré elle. Il représente exactement le genre de choix romantique tentant mais totalement à déconseiller qu'une fille intelligente comme Juanita doit apprendre à ne pas faire."
"- Il y a un bateau, comme ceux des trafiquants de drogue, qui se dirige vers nous, annonce Vic en regardant à travers son viseur magique. Cinq hommes à bord. (Il tire un coup.) Rectification. Quatre. (Bang.) Rectification. Ils ne viennent plus vers nous. (Boum.) Rectification. Il n'y a plus de bateau."

jeudi 27 juillet 2017

La zone du dehors - Alain Damasio

Alain Damasion La zone du dehors, première de couverture Captp est un 5-lettré habitant Cerclon : megalopole confinée sur un satellite de Saturne où les terriens en fuite des guerres chimiques se sont installés. Dans cette société dystopique (encore?!) le système du clastre hiérarchise la population en fonction des compétences et de la popularité de chaque individu, qui se voit attribuer un prénom selon son classement (le président étant A). Comme c'est confortable! chacun à sa place et une place pour chacun. La règle: éviter de faire des remous pour ne pas descendre au classement et perdre ses privilèges. La majorité de la population a accepté de plein gré ce mode de contrôle et de surveillance.
Captp, professeur de philosophie à l'université, ne l'entend pas de cette oreille : il n'est pas prêt à perdre en liberté pour gagner en confort, même après les guerres chimiques subies par la terre. Il ne veut pas d'une société qui assigne leur personnalité aux individus, sous peine d'être déclastrés. C'est pour cela qu'il a participé au mouvement de l'évolte et qu'il continue à militer avec ses amis (Slift, Kamio, Brihx et Obffs) au sein de la Volte. Charismatique et passionné, jusqu'où ira-t-il ?
Ce livre m'a beaucoup fait réfléchir. J'ai été déçue du fait qu'il n'y ait aucune figure féminine marquante (Boule de chat sert plus de potiche coquine et ne s'attaque pas vraiment au problème de fond). J'ai toutefois adoré les interactions entre Captp et Boule de chat. ^^
Citation
Se libérer, ne croyez surtout pas que c’est être soi-même. C’est s’inventer comme autre que soi. Autres matières : flux, fluides, flammes… Autres formes : métamorphoses. Déchirez la guangue qui scande “vous êtes ceci”, “vous êtes cela”, “vous êtes…”. Ne soyez rien : devenez sans cesse. L’intériorité est un piège. L’individu ? Une camisole. Soyez toujours pour vous-mêmes votre dehors, le dehors de toute chose.